jeudi 13 octobre 2016

CREF 2016: où est le respect des agents?





Alors que la nouvelle phase du CREF et ses suppressions de postes ont été annoncées depuis quelques semaines déjà, les principaux concernés sont encore dans le flou. Comment vont être réaffectés les agents ? Comment vont être réorganisés les services touchés ?

                 Lors des précédents plans sociaux, nous avions déjà dénoncé le manque de respect à l’égard des personnels qui n’étaient informés qu’au dernier moment ; cette incertitude ne peut que générer stress et tensions ; pourtant, il semble que l’expérience n’ait pas servi. En effet, nous apprenons aujourd’hui que les nouvelles « maquettes organisationnelles » seront effectives au 1er novembre !

                 Nous ne pouvons que déplorer ce délai trop court qui ne permettra ni aux agents d’émettre des souhaits d’affectation au vue des nouvelles maquettes, ni aux services de réfléchir à la manière de travailler avec ces contraintes. En attendant, les postes seront redistribués provisoirement sur la suppléance … et vogue la galère !

                 Par ailleurs, les « maquettes » dont on ne cesse de nous rabattre les oreilles ne tiennent pas compte de la fonction ASH. Comment peut-on prétendre définir qu’il faut tant d’AS et tant d’IDE pour tant de lits si on oublie les ASH ! Ce métier se trouve encore méprisé, et les effectifs ASH alloués sont bien insuffisants. La moindre absence a un impact évident sur l’organisation de l’ensemble du service, sur la qualité de l’hygiène hospitalière et sur les autres métiers.

                 Autre exemple ; la suppression de 2 postes aux cuisines génère une dégradation des prestations de nettoyage au self ainsi qu’une pénibilité accrue pour les agents de ce service.


LA CGT continue à s’opposer aux mesures de restrictions des budgets hospitaliers et à leurs conséquences pour les agents.

Rendez nous le supplément familial!!!!!!



La CGT a mené l’enquête !

Il apparaît clairement que les agents travaillant à temps partiel et parents de 2 enfants ou plus, ne touchent pas la totalité du supplément familial de traitement qui leur est dû.


Pour exemple,

Nombre d’enfants
Minimum mensuel du SFT
1 enfant
2.29€
2 enfants
73.41€
3 enfants
182.56€
Par enfant supplémentaire
130.06€

C’est déjà incompréhensible, voire inadmissible que ce supplément familial soit calculé en fonction de nos salaires. Ainsi ceux qui touchent le moins ont le moins d’aides !
Ceci restera une bataille que nous mènerons sur le plan national.

En attendant, au niveau de l’hôpital de Digne, la CGT a interpellé la Direction afin que cesse cette injustice, en demandant un rappel sur les 4 dernières années.
Nous vous tiendrons rapidement informés de la réponse qui sera faite.




Si vous êtes concerné(e)s, n’hésitez pas à nous contacter au local.

mardi 13 septembre 2016

Manifestation du 15 septembre contre la loi travail


Salariés du public, salariés du privé, jeunes, lycéens, privés d'emploi, retraités, nous sommes tous concernés!

Après 4 mois de mobilisation intense, le gouvernement a de nouveau sorti le 49-3 en plein été, pour faire passer en force la loi travail.

Dans le 04 comme ailleurs, des militants se retrouvent poursuivis suite à une action qui s'est déroulée au printemps dernier. La brutalité législative est accompagnée d'une répression intolérable.

Les droits de tous les salariés sont violemment impactés par les reculs sociaux imposés par les lois Macron, Rebsamen, le Pacte de responsabilité.

La loi El Khomri continue le massacre du code du travail, de l'emploi, des salaires... au bénéfice du pouvoir absolu du capital.

70% des français étaient contre le projet de loi et pourtant!!!

En 2006, les mobilisations contre le CPE (Contrat Première Embauche) ont fait reculer le gouvernement. Cette loi n'a jamais été mise en oeuvre malgré son adoption.

10 ans après, nous pouvons en faire autant!

Dans toute la France des mobilisations sont prévues le 15 septembre pour gagner l'abrogation de la loi travail afin qu'une minorité ne décide pas de notre avenir et pour que cesse leur mépris!


Manifestons le jeudi 15 septembre 2016
RDV à 11h00
Place Général De Gaulle à Digne Les Bains


A noter: Une réunion débat sera organisée à l'appel de l'ensemble des Organisations syndicales opposées à la loi dite travail, à la bourse du travail à Château Arnoux à 17h30... 



*Tract USD ici
* Lettre de Philippe Martinez aux syndiqués ici



jeudi 8 septembre 2016

Encore un CREF !!!!...



La Direction vient de nous annoncer les nouvelles mesures du CREF (Contrat de Retour à l’Équilibre Financier); la CGT dénonce une fois de plus la vision  purement comptable de la Direction, dans la même mouvance que l'ARS et le gouvernement d'ailleurs.

L'essentiel des mesures d'économies est supporté par les salariés, à hauteur de 900 000 euros et concernent plus de 20 postes. Cette fois ci, ce sont surtout les services de MCO qui sont touchés, mais aussi les cuisines et les services administratifs.

En revanche, personne n'est en mesure de nous expliquer comment le travail va être organisé dans des services déjà en surchauffe. L'instabilité du poste de Directeur des Soins depuis maintenant plusieurs années ne permet pas d'être rassuré sur cette question.

Il faut savoir que ces "efforts"ne seront pas suffisants aux yeux de l'ARS qui en réclame davantage encore.

Mises bout à bout, ces mesures d'économies prises année après année portent atteinte à la qualité des soins et à la santé des salariés, ce qui est un comble pour un hôpital.

Au printemps déjà, nous avions impulsé des rassemblements devant la Direction pour alerter sur la situation intenable dans les services liée à l'absentéisme important, témoin d'une évidente usure professionnelle.

Dans leurs tours d'ivoire cependant, des personnes certainement très intelligentes, pensent quand même que l'on peut faire mieux avec moins!


Les décisions finales seront présentées fin septembre aux instances officielles. Nous vous tiendrons informés et solliciterons votre avis sut les actions à mener.

mardi 14 juin 2016

Le gel de note pour congé maternité est une discrimination

Le Défenseur des Droits donne raison à la CGT


La Fédération CGT Santé et Action Sociale avait interpellé le Défenseur des Droits en 2014, suite au signalement de syndicats de plusieurs établissements hospitaliers où les directions sanctionnaient les femmes, l'année de leur maternité, par un gel de note, malgré la réglementation en vigueur. Cette discrimination inadmissible et illégale a des conséquences sur leur carrière et leur traitement. 

Le Défenseur des droits vient de se prononcer dans sa décision du 24 mai 2016, en demandant à la Ministre de la Santé et des Affaires Sociales de rendre compte, dans les 4 mois, des suites de ses recommandations:

  • de faire cesser ces pratiques discriminatoires du gel de la notation dans tous les établissements de la FPH qui y ont recours: "toute discrimination directe ou indirecte est interdite en raison de grossesse ou de la maternité, y compris du congé maternité".
  • de réexaminer les situations individuelles des agents qui en ont été victimes
  • de rappeler par voie de circulaire aux Commissions Administratives Paritaires (CAP) et aux commissions consultatives paritaires qu'il leur appartient, le cas échéant, de définir les modalités de réexamen des situations des agents dont les notes chiffrées ont été gelées pour des motifs discriminatoires
  • de sanctionner les responsables de ces établissements qui persistent à appliquer ce système de notation.
La Fédération CGT Santé et Action Sociale sera très attentive au respect de cette recommandation du Défenseur des Droits dans tous les établissements de la Fonction Publique Hospitalière, et elle appelle les femmes qui ont subi un gel de note d'interpeller tr-ès rapidement leur syndicat CGT.

La CGT a aussi interpellé la Ministre pour que les femmes ne soient pas pénaliser par les congés afférents à la grossesse et qu'elles bénéficient l'année de leur maternité de tous les jours d'Aménagement et Réduction du Temps de Travail (ARTT). Le protocole égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction Publique doit être appliqué.

La CGT continuera à se battre, pour que l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes soit enfin une priorité et une réalité.

IRM: un partenariat ou une escroquerie?


         L’inauguration de l’IRM a eu lieu en mai 2016, l’objectif étant de conforter une offre de soins publics de proximité ; les personnels de l’imagerie ont quelques précisions à vous donner concernant cet outil présenté comme un plus pour l’hôpital de Digne.

         Tout d’abord, le dispositif est géré par un GIE (Groupement d’Intérêt Economique). Encore un barbarisme qui évite de dire la vérité, c’est à dire que c’est du privé à 100%. Pourtant, c’est bien l’hôpital qui a financé les travaux d’aménagement des locaux pour installer l’IRM. En contrepartie, l’hôpital bénéficie de 2 heures par jour de plage publique pour ses patients !!!

         L’hôpital a dû faire d’autres concessions pour avoir « la chance » d’avoir un IRM sur place ; il a fallut supprimer une salle de radio. Même si celle-ci n’était pas utilisée tout le temps, son absence aujourd’hui se fait cruellement sentir pour les personnels et les usagers. Par ailleurs, le réaménagement des locaux rend ceux-ci bien moins confortables. Plus grave, il y a eu 2 départs à la retraite ces derniers mois dont un seul a été remplacé. Un autre départ est prévu cette année sans garantie de remplacement. Quant aux agents désireux de travailler à l’IRM, il leur faut tout simplement démissionner de l’hôpital pour se faire éventuellement embaucher par le GIE, avec perte du statut de la Fonction Publique bien sûr.

         Et si vous voulez prendre rendez-vous pour passer un IRM, vous appeler le secrétariat qui est une plateforme téléphonique privée qui se trouve à Manosque et qui vous envoie vers des cabinets de radiologie privés pour les examens éventuels complémentaires !

         Vous le voyez, les « avantages » sont bien faibles en comparaison des contraintes. Et l’activité générée ne profite pas du tout à l’hôpital si le GIE ‘détourne’ les usagers de l’imagerie publique. Pourtant, à l’occasion du changement du scanner prévu cette année, il semble qu’il soit également cédé au GIE.

         On peut ajouter à cela l’absence de garde de radiologue sur place les nuits, weekend et fériés; on ne peut donc plus pratiquer d’échographie en urgence sur ces plages. Par ailleurs, les personnels ont vu leur charge de travail augmenter par les opérations de télétransmissions.

         Tous ces éléments mis ensembles, vous comprendrez peut-être l’inquiétude des agents de ce service, inquiétude que tout usager peut partager.

La CGT dénonce ce nouveau cadeau fait aux libéraux de tous poils qui peuvent continuer à se gaver avec l’argent public ... et les remerciements de la Direction !




         Le 27 Juin 2016, en Comité Technique d’établissement (CTE), en Conseil de Surveillance (CS), et à l’Agence Régionale de la Santé (ARS), les représentants CGT déposeront une motion dénonçant ce marché de dupes ; nous réclamons le maintien du service public pour toutes les activités d’imagerie médicale pouvant être faites à l’hôpital de Digne ; nous demandons le remplacement de tous les départs de personnels.

Les GHT: savez vous de quoi il s'agit?

La Loi Santé adoptée par le parlement français va créer les Groupements Hospitaliers de Territoires. Ces entités seront le nouveaux organes directeurs des établissements de santé. Ces groupements pourront être imposés par l'ARS. Rien n'interdit de regrouper des établissements aussi différents par leurs tailles que par leurs spécialités, le but étant de mutualiser les moyens et d'atteindre ainsi les 22 000 suppressions de postes réclamés par le gouvernement pour répondre aux exigences de Bruxelles.
A l'heure actuelle, concernant l'hôpital de Digne déjà sous la tutelle du CH d'Aix, rien n'est clairement communiqué aux salariés bien que des articles de presse fassent mention de coopération, voire de fusion avec l'hôpital de Manosque!
Mais le CH d'Aix ne l'entend pas ainsi, craignant ppour sa part une absorption par l'APHM! Que découlerait de ces différentes organisations? Quelle activité pour Digne? Quelle gouvernance? Quel avenir pour les emplois spécifiques de notre établissement? Quelles conditions de soins pour les habitants du bassin dignois?
Autant de questions qui laissent dans l'incertitude. Aucune réponses claires ne nous a été apporté clairement par les dernières réunions des instances (CTE et CHSCT). Pour l'instant, chacun fait son marché: qui prend le viscéral, qui evut l'ortho, qui garde la cardio?
Malheureusement, l'histoire (l'hôpital de Sisteron par exemple) comme la politique actuelle nous laisse craindre le pire en terme d'accès aux soins et de conditions de travail.

Notre établissement consacre une part majeure de son activité à la psychiatrie. La loi santé va lui faire perdre définitivement la politique progressiste de secteur.
L'état des lieux de la psychiatrie montre une dégradation incessante au niveau de la qualité des soins, de la prise en charge ainsi que des conditions de travail. Les Dotations Annuelles de Financement (DAF) sont gelées, voire en baisse. La cotation des actes et des prises en charge est synonyme d'uniformisation arbitraire et de mise en compétition à tous les niveaux des lieux de soins dans un contexte de budget contraint. Nous voyons d'ailleurs de plus en plus le privé lucratif répondre aux appels à projets des ARS et s'engouffrer dans les vides laissés vacants par le public.

Ces futurs GHT éloigneront les patients et les familles, de la politique de secteur qui a fait la richesse du soin psychiatrique de proximité à partir des années 1960. Les GHT ne vont qu'accentuer la casse de la psychiatrie dans sa dimension d'acteur de la cohésion sociale.

Ce système d'exclusion, est en contradiction avec les valeurs humanistes qui fondaient jusque là la psychiatrie française. L'accentuation de la rupture sociale avec les plus fragiles, que sont souvent les malades chroniques de la psychiatrie, est réelle.

D'une manière générale, le caractère autoritaire de cette organisation en entreprise de "soins" fera du rendement la valeur principale, mise en oeuvre par des pressions managériales. Cela se traduira par une augmentation de la charge de travail, une mobilité imposée pour mieux répondre aux objectifs, avec obligations de résultats basées sur des critères uniquement financiers, et une classification des pathologies en fonction de leur rentabilité. Ce contexte crée de la souffrance au travail (perte de sens) et des situations d'une extrême violence tant du côté des soignants que des soignés.

La CGT a toujours été porteuse de changement, quand celui ci amène une évolution positive du droit d'accès à une santé de qualité et égalitaire pour tous.


Quelles conséquences pour l'hôpital de Digne?

Pour la CGT, c'est assez simple: pendant que chaque Directeur (Digne, Aix, Manosque) cherche à tirer profit de cette période de flottement pour récupérer la meilleure place, nous nous interrogeons sur l'avenir des salariés; que va t il advenir de la blanchisserie actuellement  au GCSPA? Que va t il advenir des services techniques, du service social, du service administratif, des instances représentatives (Conseil de Surveillance, CTE, CHSCT, CAP)? Comment vont être réparties les différentes spécialités? Où se trouvera le pouvoir médical?

A toutes ces questions, personne ne peut répondre vraiment. Mais ce qui est certain, c'est qu'au final, il faudra "moderniser" les hôpitaux publics en faisant 3 milliards d'économie et en supprimant 22 000 postes! L'objectif est donc de centraliser les services supports (informatique, administratif, technique...) afin d'en réduire les coûts, surtout de personnel. Au passage, on pourra encore supprimer des postes. L'autre objectif est de marchander les spécialités au bénéfice de tel ou tel établissement. Au passage, on pourra supprimer encore des lits.

Cela obligera aussi les patients à se déplacer encore plus loin pour se soigner; cela permettra aux directeurs de demander encore plus de souplesse et de mobilité aux personnels.

Ce n'est pas notre conception d'un hôpital, public moderne, au service de sa population et de ses besoins.