lundi 14 avril 2014

Un droit à congés équitable pour tous


Décret 2002 du 4 janvier 2002                

Ce décret stipule que l’établissement permet à chaque agent de bénéficier de 3 semaines de congés consécutives, en période d’été, sauf contraintes impératives de service.
Il est clairement notifié que le tableau prévisionnel des congés, établi après consultation des agents, doit être mis à disposition des agents au plus tard le 31 Mars.
La CGT comme chaque année, constate que ces mesures sont peu appliquées.
- Réunions trop tardives ne permettant pas la concertation
- Plannings prévisionnels d’été pas affichés.
De plus la répartition des CA se fait trop souvent alors même que les effectifs ne sont pas au complet. Ceci implique, dès le départ des contraintes pour les personnels.
L’absence récurrente de réflexion, sur la problématique de la prise de congés, génère une insatisfaction permanente, en lien étroit avec les risques psychosociaux. De plus la politique du «débrouillez vous entre vous» est source de comportements individualistes.
La CGT ne peut entendre qu’il serait de la seule responsabilité des agents, de régler cette situation en  faisant encore plus d’efforts et en acceptant l’inacceptable : la suppression d’une partie de leur CA, le déplacement de la période choisie...l’éternel jeu de concession pour 2 petites semaines de CA
Nous refusons que nos congés deviennent une aumône.

Ils sont un droit issu de la lutte de nos anciens, ils sont le fruit de notre travail.



Alors si le «dynamisme» impulsé par notre nouvelle direction permet le maintien et ou le développement d’activités, nous lui demandons autant d’implication pour préserver nos conditions de travail et notre droit aux congés annuels.
Le problème de la prise des congés d’étés doit être porté collectivement par tous et toutes. 

jeudi 13 mars 2014

8 mars 2014: stop aux discriminations

 
Dans la fonction publique hospitalière, l’Etat employeur doit montrer l’exemple
Si des avancées ont eu lieu, telles que:
  • le report des congés annuels non pris pour congés maternités,
  • les congés maternités, paternités ou d’adoption qui ne repoussent pas la titularisation de l’agent,
  • l’interdiction de discrimination pour raisons de grossesse.
Certains Directeurs délégués s’assoient sur la loi refusant de réviser des notations des femmes dont la note a été gelée pour congés maternité et /ou maladies liées à la grossesse.

Plus méprisant, un courrier émanent du Directeur Délégué, stipule que le fait de ne pas avoir gelé la note des femmes enceintes sur l’année 2013 était « une mesure exceptionnelle et dérogatoire », laissant ainsi présager la poursuite de la discrimination envers les femmes.
Le Défenseur des droits est intervenu auprès de la Ministre pour que cesse dans nos établissements cette pratique qui constitue une discrimination.
 
Pour sauvegarder nos droits, pour l’égalité femmes/hommes, pour le droit de la femme salarié enceinte :
unissons-nous, syndiquez-vous


La journée du 8 mars, ce n’est pas la journée de la femme mais la journée de luttes des femmes.
En effet, depuis le début du 20ème siècle, les femmes partout dans le monde s'unissent et luttent pour obtenir les droits que les hommes ont acquis depuis longtemps.
Pour la CGT, l’égalité femmes/hommes est un enjeu majeur de société, et nous devons encore mener de grands combats pour qu’elle soit effective.

Les inégalités perdurent: inégalités de salaire, de retraite, carrières interrompues, temps partiel, contrats précaires…
Les acquis des femmes en France sont récents et nous devons rester vigilant-es car ils peuvent être remis en question comme le droit à l’avortement en Espagne.
Pour rappel :
  • 1944 : droit de vote (1893 en Nouvelle-Zélande)
  • 1965 : droit à travailler sans l’accord du mari ainsi que d’ouvrir et gérer un compte bancaire
  • 1970 : obtention de l’autorité parentale
  • 1979 : vote définitif de la loi sur l’IVG. 
 

Lettre ouverte au président des CAPL

Objet: Lettre ouverte
Journée du 8 Mars


 
                                                                                   Monsieur le Président,

Chaque année le 8 Mars célèbre la journée internationale de la femme.
Si c’est le moment de rappeler les avancées dans le domaine, tant de la famille que celui du monde du travail, c’est aussi celui de faire le constat des difficultés auxquelles les femmes restent confrontées : contrat remis en question en cas de maternité, problème de places dans les crèches et petites classes de maternelle, horaires d’accueil des crèches pas en adéquation avec ceux du travail... ceci pour ne parler que des difficultés liées à la maternité
Dans nos hôpitaux, la CGT dénonce la discrimination subie par les femmes, notamment au regard du gel de leur note pour congé maternité ou arrêt maladie liés à la maternité.
Cela a un impact sur le calcul de leur prime et sur l’avancement de carrière, puisque la CAPL continue de retenir comme critère d’avancement la note, et sur le calcul de leur pension retraite.
La CGT, appuyée par le Défenseur des Droits, ainsi que les textes de lois en vigueur, a dans un premier temps été entendue par la Direction Générale.
Par courrier du 19 décembre, elle s’engageait auprès de nous à modifier la règle en vigueur dans l’établissement.
Les salariées enceintes ne devaient plus avoir leur note gelée au motif de la maternité.
Il était donc légitime pour les salariées concernées, de demander à la CAPL de janvier 2014 une révision de leur note, afin de compenser les «discriminations» passées.
Stupéfaction:
Les femmes, faisant valoir la discrimination subie, n’ont rien obtenu.
Les salariés, pour d’autres motifs, ont obtenu une révision de leur note sur rapport appuyé de leur cadre.
Plus terrible, un courrier émanent du Directeur Délégué, stipule que le fait de ne pas avoir gelé la note des femmes enceintes sur l’année 2013 était «une mesure exceptionnelle et dérogatoire».
Les femmes luttent depuis des décennies pour l’égalité professionnelle.
Des textes de lois émergent, donnant raison à leur combat mais la Direction des établissements et les Présidents des CAPL s’assoient dessus.
Pour la parité, la dignité, pour que la journée du 8 Mars ait un sens, la CGT s’engage dans la bataille sur la discrimination faite aux femmes.
 
Pour mémoire
Circulaire du 29 février 1996 : Les congés maternité et d’adoption sont pris en compte dans l’avancement. Ils ne sauraient avoir d’influence sur la notation et l’appréciation générale.
Loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 art 2 : «  toute discrimination directe ou indirecte en raison de la grossesse y compris du congé maternité est interdite »
                                                                       
Après avoir obtenu des textes de lois, sans attendre le 8 Mars, nous demandons leur application.
Nous espérons que ce courrier vous sensibilisera sur le sujet et vous permettra une réelle réflexion sur vos choix et un nouveau positionnement en faveur des femmes.
Dans l’attente d’un rendez-vous, veuillez agréer, Monsieur le président, nos sincères salutations.

Notre 8 mars à nous


Cette année la déclinaison du 8 mars dans le 04 est différente des autres années: pas de pétition, pas de banderoles, pas de drapeaux, pas de petites douceurs, pas de discours...
C'est la crise direz-vous ?... oui mais pas celle des patrons et de la finance
c'est la CRISE la vrai,
la colère des femmes et de la CGT
qui en ont assez des discriminations en tout genre faites aux Femmes: gel de note en cas de grossesse, temps partiels attaqués, moindre reconnaissance des métiers à prédominance féminine, non reconnaissance de la pénibilité au travail, difficultés à concilier vie au travail et vie privée, modifications des plannings, rappels sur les repos, difficultés à poser les congés souhaités .....
 
La liste est longue. La CGT 04 combat depuis bientôt 10 ans le gel de la note infligé aux femmes lors de leurs congés maternité
La CGT 04 a organisé le 7 mars une conférence de presse pour que les articles paraissent le 8 mars (jour de la lutte des femmes contre toutes les inégalités et les violences)
La CGT dénonce auprès des Présidents des conseils de surveillance la position de leur représentant notamment lors des dernières CAPL de l'hopital de Manosque le 21février 2014. La CGT dénonce la fragilité de la mesure transitoire ( arrêt du gel du 1/4 de point pour 2013 seulement) arrachée de haute lutte par la CGT de l'hôpital de Digne
 
La CGT des hôpitaux de Digne et Manosque envoient ce jour la copie de ce courrier aux différentes ministres concernées, à l'ARS , au défenseur des droits.

La journée du 8 mars n'est pas la journée des femmes, encore moins celle de la femme
(a qui on peut offrir un petit cadeau, et le reste de l'année un salaire de misère) mais la journée de lutte des femmes.
Pour la CGT, l'égalité femmes / hommes est un enjeu majeur de société
et nous devons encore mener de grands combats pour qu'elle soit effective.

mardi 18 février 2014

le dossier Fonctionnaire

Rétablir la vérité sur les dépenses de l'état: le dossier Fonctionnaire, un enfumage pour cacher les réelles dérives


Quand le monde va mal, certains montrent du doigt l'immigré, le "cas soc", le collègue en arrêt, celui qui obtient un aménagement de poste... d'autres, très nombreux en ce moment font du fonctionnaire le responsable des dépenses de l'état, de la dette publique, bref, de la crise.
Le fonctionnaire devient celui par lequel ils vont faire des économies, en réduisant les effectifs, en maintenant des grilles de salaires à peine au dessus du SMIC.
Le point d'indice qui calcule nos salaires est gelé depuis 2010; de ce fait, alors que le SMIC augmente chaque année, nos salaires stagnent.
Malgré cela, nouvelle idée pour réduire le "coût": retarder l'avancement de nos carrières!!
 
Les médias s'en donnent à coeur joie et favorise l'opposition public/privé:
  • Paye moyenne d'un fonctionnaire
  • retraite moyenne d'un fonctionnaire
  • Primes injustifiées du fonctionnaire
  • Trop de congés chez les fonctionnaires
  • Le temps de travail du fonctionnaire....

Pour la CGT: Public/Privé = même combat


La CGT dénonce, elle, les rêves de grandeur de certains, assumés en grande partie par les finances de l'état et donc du contribuable:
  • pour la Lorraine, en pleine campagne une gare TGV (Louvigny) de 30 millions d'euros, gare fantôme non utilisée alors qu'à 15 km un projet similaire de 120 millions d'euros est en cours.
  • Dans les Landes, une autoroute pas fréquentée de plus d'un milliard d'euros alors que la nationale existante absorbe aisément le trafic.
  • A Lille, plusieurs projets pour la construction d'un stade. Le choix se porte sur celui a plus 400 millions d'euros car il peut se convertir en salle de concert... Le chauffage n'ayant pas été prévu, il n'assumera pas cette fonction!
  • A Paris 12°, un espace "pharaonique" dédié au classique (6 salles de répétition, terrasse en toit, restaurant...) d'un budget de 386 millions d'euros (qui ne vont pas suffire).

Alors, que coûte le salarié fonctionnaire?


Il paye, comme tous les citoyens, le coût de la Crise et le paradis intouchable des puissants de ce monde.
Sa mise sur la sellette permet juste d'embrouiller l'esprit de chacun et d'empêcher une réelle réflexion sur les MAUX qui nous font vraiment souffrir.

Pour la CGT, ces projets démesurés et irréfléchis nuisent plus gravement au pays que les salaires des fonctionnaires. Cette politique dispendieuse, électoraliste et peu justifiable au regard de l'intérêt général donne raison à nos revendications.

Accès à la formation: un droit pour tous

L'accès à la formation pour tous, toute catégorie professionnelle confondue, est un combat pour la CGT. Or, cette année, sur plus de 200 formations retenues, seuls 14 agents de la catégorie C partiront en formation à l'extérieur!
 
Ces chiffres sont parlant: il s'agit, pour la CGT, d'une injustice supplémentaire faite à cette catégorie de personnel. Une mesure d'équité consisterait à promouvoir la formation professionnelle
pour ces agents.
 
La CGT a voté contre le plan de formation présenté.
 
Ce positionnement ne remet pas en question les formations octroyées mais doit amener une réflexion.
 
La CGT réclame un véritable plan de formation qui favorise les catégories les moins formées, améliorant les possibilités d'évolution professionnelle. Cela passe par un engagement volontaire de l'établissement.

Elu syndical: des droits et des devoirs



Etre représentant des salariés dans les instances comme le CHSCT implique une responsabilité à l'égard des personnels, surtout pour les questions touchant à leur sécurité. Les membres CGT assument cette responsabilité en se formant, en provoquant des enquêtes suite à des incidents graves comme dernièrement à la MAS. Nous ne pouvons concevoir qu'il en soit autrement. Notre mission dans cette instance officielle, est de s'assurer que les conditions minimales de sécurité soient garanties pour les agents.
 
Les dossiers traités y sont parfois longs et complexes pour des salariés comme nous, issus des services de soins, techniques ou administratifs. Nous devons souvent faire appel à des compétences éloignées de nos quotidiens de travail; c'est pourquoi la CGT continue d'exiger la présence des suppléants aux réunions. Plus les salariés auront de représentants formé, motivés et conscients des enjeux, mieux ils seront défendus; c'est l'engagement de la CGT.
Malheureusement, nous sommes la seule organisation syndicale à nous opposer à la Direction qui refuse notre revendication tout en "invitant" qui elle veut!