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vendredi 14 juin 2013

Plan de retour à l'équilibre Version 2013!

Encore un ! C’est le énième depuis 2007. Si aucun jusqu’ici, tel que l’avait prédit la CGT, n’a fait ses preuves, celui-ci a le mérite de ne pas annoncer de suppression de services.
Mais comment s’en réjouir quand on comprend que ces mesures sont la conséquence immédiate de la loi HPST ? Depuis cette loi Bachelot, la plupart des hôpitaux publics est d’ailleurs soumise à des P.R.E permanents ! En clair, le choix des politiques est de sacrifier la santé, l’hôpital public au nom de l’économie.
 
Alors maintien ou sursis pour la maternité, la chirurgie viscérale, la réa…. ?
 
                La CGT n’oublie pas que dans le cadre de la CHT (Communauté Hospitalière de Territoire), Pertuis a dû fusionner avec Aix, tout comme Sisteron avec Gap. Quand on connaît le résultat….
Mais la machine « gouvernement » va plus vite que nos réflexions. Et le temps que certains se réjouissent et rassurent par de beaux écrits, voici la réalité :
·         Suppression de la journée du maire
·         Possible changement d’affectation pour certains personnels
·         Possible passage en 12h, à commencer par les brancardiers chauffeurs SMUR (durée hebdomadaire de plus de 48h)
·         Fermeture probable de salle de bloc et donc réduction des effectifs ?
·         Une activité croissante dans les médecines
·         Des astreintes organisées pour réduire le « coût » en personnel
·         Diminution des indemnités de résidence administrative.

 
Et si ce n’était que le haut de l’iceberg ????

 

                La CGT n’est pas le syndicat qui crie au loup, mais qui s’informe et qui informe.
                La CGT, c’est le syndicat qui maintient la vigilance et ne perd pas de vue que quel que soient les plans de retour à l’équilibre, ce sont toujours les personnels qui en font les frais.
                Pénibilité accrue, souffrance au travail, c’est tous les jours qu’on en parle et ce n’est pas une invention de la CGT mais les conséquences désastreuses d’une politique économique.

  

                Une fois qu’elle a dit ça, la CGT n’en reste pas là, ce serait être aussi « beau parleur ». C’est pourquoi la Fédération Santé et Action Sociale organise une mobilisation nationale, le 15 juin à Paris pour un réel service public de santé et d’action sociale et pour la sauvegarde de la sécurité sociale.
                Le 21 Juin, une manifestation lors des conférences sociales aura également lieu à Digne, devant le Conseil Général. 

                Et localement, nous continuons à rencontrer les élus, l’ARS, à interpeller les différents partenaires jusqu’aux ministres….
                Et s’il le faut, nous retournerons sur les places publiques pour alerter les citoyens sur ce qu’il se passe à l’hôpital.

  

La CGT exige un véritable financement à la hauteur des besoins des établissements de santé, elle votera contre un plan de retour à l’équilibre dicté par l’impératif financier et dont on mesurera les conséquences lorsqu’il sera trop tard.

Rémunération des catégories C



                A l’appel de la CGT, les catégories C ont massivement signé la pétition sur la revalorisation des salaires. Sur notre établissement nos avions récupéré plus de 200 signatures. Depuis, des négociations ont été entamées avec le ministère et les syndicats.
                Pour l’instant l’état boude nos propositions et pour cause ; les catégories C représentent la masse salariale la plus importante dans la fonction publique. Une véritable augmentation génèrerait une « trop grosse dépense » pour l’état !!!

                 Ce même état qui envoie ses ministres de la santé et de la « vieillesse » parader dans des salons « hôpital expo » et s’extasier devant les innovations en matériel médical tout en rayant de la carte nos hôpitaux de proximité et en ordonnant la réduction des effectifs…
                Et pendant ce temps, les medias pointent des salaires des fonctionnaires à 4000 euros et rendent donc logique l’idée de baisser nos pensions retraite et pourquoi pas,  comme la Grèce nos salaires.

                 Or depuis 2010 le point d’indice qui est la base de calcul de nos salaires reste gelé, les quotas et les ratios empêchent la plupart des AS de passer dans la classe sup et exceptionnelle avant la retraite. Même chose pour l’indice 430. 
                  Les ASHQ, quant à elles, voient leur carrière se dérouler dans la seule échelle 3, avec une évolution salariale scandaleuse !
 
                Pas de reconnaissance des diplômes, de la pénibilité… et le SMIC rattrape les salaires de la fonction publique hospitalière.

 

                La CGT reste constante dans ses revendications : revalorisation du point d’indice, suppression de l’échelle 3 ainsi que des ratios… Les négociations continuent. 

Florence et Sandrine du collectif Catégories C vous informeront des suites.

Le droit à la formation




La CGT défend le droit à la formation tout au long de la vie

 

Attention : au mois de Juin ou Juillet, vous allez être reçu par votre supérieur hiérarchique pour votre entretien individuel annuel. Cet entretien comprend deux parties :

·         Un entretien d’évaluation afin de faire le point sur vos compétences. Actuellement un document est mis en œuvre par la direction établissant pour chaque service, les métiers et les compétences nécessaires à un service de qualité. La CGT défend dans ce cadre, la valeur de votre diplôme ou qualification. Le syndicat est attentif au respect des obligations, et responsabilités en refusant les glissements de tâches et en s’opposant à l’arbitraire.
·         Un entretien de formation : au regard de votre métier, votre supérieur hiérarchique peut vous proposer des formations, permettant une meilleure adaptation au poste. Mais vous avez aussi à ce moment-là, l’opportunité de demander des formations de votre choix, qui doivent toutes être inscrites sur le document « entretien de formation ».


Aujourd’hui, le plan de formation de l’hôpital ne peut pas répondre à l’ensemble des demandes de formation des agents et les cadres doivent définir des priorités. Plusieurs types de formation sont à votre disposition :

o   Le DPEC : l’hôpital doit s’engager à former les agents à l’adaptation à leur poste. Cela peut passer soit  par des temps de formation dans le service, soit par retour d’une personne qui s’est formée ailleurs et transmet sa connaissance, soit par intervention d’un professionnel. Ces temps de formation dans le service devront être notés  sur votre entretien.
o   Le DIF : vous souhaitez faire une formation qui n’est pas en lien direct avec le projet de service, mais liée à votre métier. Chaque année, vous cumulez 20h DIF, pour un maximum de 100h utilisables. Faites noter lors de l’entretien que vous demandez cette formation dans le cadre du DIF. Si l’hôpital vous refuse trois fois la formation, un recours est possible à l’ANFH.
o   La formation continue du service : au regard du projet de service, vous pouvez vous inscrire sur des formations d’adaptation immédiate au travail. C’est généralement ces formations qui sont priorisées par votre cadre. La CGT se mobilise pour que vos demandes soient visibles, et puissent être étudiées, même si non priorisées.
o   La formation promotionnelle : même si les dossiers de demande de formation promotionnelle se font souvent à d’autres périodes de l’année, il est important que votre projet soit déjà inscrit lors de cet entretien.

 

La CGT défend l’exigence d’un projet de formation individuel, propre à la demande de l’agent. La formation est un véritable outil d’épanouissement professionnel et favorise l’ascension sociale.

La GPMC (Gestion Prévisionnelle des Métiers et des Compétences) : échec et mat ?


                La stratégie d’entreprise, c’est comme une partie d’échec ; il faut savoir anticiper, prévoir un coup d’avance et envoyer l’adversaire sur une fausse piste.

 
                C’est apparemment cette tactique que la direction de l’établissement a décidé d’imposer et d’appliquer. Elle a discrètement mis en place des groupes de travail sur la GPMC chargés de « réfléchir » à la création/modification des fiches de postes qui serviront bientôt aux futures évaluations. Par une absence délibérée de communiquer les informations au personnel et aux représentants des instances sur ce travail qui risque de modifier considérablement l’avancement et la promotion de tous, la Direction retarde ainsi, pour l’instant, toute contre-offensive de la part des organisations syndicales.

 
                Mais la CGT s’intéresse de près à cette évolution qui émane de la loi HPST. Très prochainement, tous les hôpitaux devront plancher sur ce sujet qui vise à faire disparaitre la note. La CGT continue à revendiquer un développement linéaire de la carrière, sans quotas ni discriminations ; une reconnaissance du niveau de qualification ; une rémunération digne et des possibilités accrues de formation pour les emplois les moins qualifiés.

 
                Nous veillerons à ce que cette réforme qui ne dit pas son nom respecte le principe d’équité.

Baisser le coût du travail

 
La révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), et la loi HPST (loi Bachelot) accélèrent l'évolution du secteur de la santé comme un secteur marchand.
La ligne de conduite des directions d'hôpitaux est : "Baisser le coût du travail".
Donc tout l'art de la direction va consister, entre autre, à amener les équipes à réclamer le travail en 12h afin d'économiser du personnel. Bien sûr, le discours sera le suivant: les 12h, c'est un bienfait, c'est la demande des jeunes, une soi-disant possibilité de mieux se reposer, ou d'avoir du temps libre pour travailler ailleurs. En réalité, depuis plusieurs années, la gestion des effectifs à flux tendus et le non remplacement des absences (même longues) a entraîné un épuisement "des survivants"; ceux-ci en arrivent à souhaiter les 12h pour fuir leurs conditions de travail devenues trop pénibles.
Le travail en 12h permet en fait à la direction de réduire les effectifs. Evidemment on augmente la charge de travail, la fatigue, et donc l'absentéisme, ce qui est exactement l'inverse des objectifs annoncés.
Nous apportons ici des arguments établis au regard des expériences vécues dans différents hôpitaux de France. De manière générale, les agents contestent l'application du travail en 12h.
 
 
Au niveau juridique:
  • Le travail en 12h n'est autorisé par la loi que par "dérogation", la mise en place de façon ordinaire est illégale. La base de volontariat est invoquée mais jamais respectée.
  • L'article 6 du décret de 2002 précise que sur une période de 7 jours consécutifs, c'est 48h maximum (heures supplémentaires comprises). Dans la réalité, suivant les plannings présentés pour les Brancardiers chauffeurs SMUR, l'application du travail en 12h amène les agents à réaliser 60h sur 7 jours consécutifs.
 
Au niveau de la santé:
  • Un risque accru de 67% de pathologies cardiaques à partir de la 11eme heure de travail (étude anglaise White All II),
  • Survenue de troubles métaboliques graves,
  • Le travail de nuit entraîne des risques plus importants du cancer du sein chez la femme,
  • Une augmentation de la fatigue car il y a aussi obligation de remplacement en cas d'absence des collègues.
 
 
Au niveau des conditions de travail et conditions de vie:
  • Augmentation de la charge de travail
  • Articulation difficile entre vie professionnelle et vie privée
  • Perte du lien social
 
Pour finir, l'application du travail en 12h engage la responsabilité de la direction de l'établissement. En cas d'erreur professionnelle, il y a co-responsabilité (Employeur et agents).
 
 
Nous sommes responsables de la société que nous mettons en place et de l'acceptation ou pas des "choix" qui nous sont imposés.
La CGT n'est pas contre les salariés acceptant le travail en 12h, mais contre les conditions de travail qui nuiraient à leur santé.