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jeudi 21 mars 2013

Droit des femmes enceintes

2013 pour la CGT sera l’année des luttes contre les discriminations notamment celles faites aux femmes.




Depuis des générations, les femmes luttent pour avoir les mêmes droits que les hommes.

Malgré tout, le constat est là, effarant: les femmes ont un salaire inférieur de 20% à celui des hommes. 35 % en moins de retraites. La société sanctionne les femmes pour porter et élever les enfants. Cela commence dès la grossesse pendant laquelle les femmes n’ont pas la garantie d’être ménagées, respectées. Pourtant, le code du travail fait de la femme une salariée protégée.
 

 


De ce fait, après avoir déclaré sa grossesse, la femme enceinte peut demander l’aménagement de ses conditions de travail, voire une nouvelle affectation temporaire, en cas de risque sur le poste occupé ou de travail de nuit.

Elle a aussi droit à des autorisations d'absences pour se rendre aux examens médicaux obligatoires pré et post-natals. (Cette mesure n’avait jamais été appliquée au CH de Digne; c’est désormais chose faite grâce à l’intervention de vos représentants CGT). Elle peut bénéficier d'une réduction journalière de son temps de travail, malheureusement sous réserve de nécessité de service. La santé de la mère et la vie de l'enfant ne peuvent être pris à la légère par les directions.

Trop souvent la pénibilité de nos métiers, la justesse des effectifs favorisent les arrêts maladies et pour certaines des hospitalisations pour menace prématurée d'accouchement.



Pour que la grossesse ne devienne pas une maladie, la direction, qui a devoir de protection envers tous les salariés, doit veiller a ce que les plannings permettent systématiquement la réduction de la journée de travail, que les agents concernées ne se retrouvent pas en difficulté.

Le travail en 12 heures

Le travail en 12 heures:
Une solution à moindre coût aux conséquences désastreuses! 


Le travail en 12 heures est de plus en plus présenté par les directions d’hôpitaux comme la solution idéale aux problèmes rencontrés par les équipes de soins; il s'agirait même d'une revendication des salariés!
La stratégie est simple: après avoir organisé la pénurie, les directions récoltent
les fruits d’une gestion des effectifs à flux tendus. Epuisés, les salariés ne voient pas d’autre alternative à leurs souffrances. Dans les conditions actuelles, mieux vaut condenser son temps de travail pour revenir moins souvent au boulot. On passe ainsi de 3 équipes sur 24 heures à 2. Et les financiers se frottent les mains en réduisant encore les effectifs et la masse salariale!
Mais les conséquences à moyen et long terme sont désastreuses, surtout pour les agents: épuisement professionnel, désorganisation familiale, Troubles Musculo-Squelettiques, accidents du travail, invalidité…
Et ce ne sont pas que les organisations syndicales qui le disent; les médecins du travail constatent ces effets; des études européennes de grande ampleur démontrent tout ça.
La solution des 12 heures est un leurre destiné à gérer la pénurie sur du court terme; refuser de tenir compte de ces conséquences avérées serait en outre, une faute de l'employeur. L'hôpital est en train de préparer sa future clientèle dans ses propres murs!

 
Témoignages:

  • "Il est désormais très difficile dans un service en 12h de faire des projets ou de la formation théorique" (un médecin hospitalier)

  • "J'avais plus de mal à récupérer pendant mes jours de repos, j'étais très embêtée pour faire garder mon fils très tôt le matin et tard le soir (parce qu'aux 12h au boulot, on rajoute le temps passé dans la voiture bien sûr!!!) et les jours où je bossais, bien évidemment je ne profitais pas du tout de mon fils et n'arrivais à rien faire à la maison!!!" (IDE)
 
  • 'En effet, on passe moins de jours dans le mois à l'hôpital mais les journées aux urgences sont très dures et 12h, c'est trop long pour ce service! Surtout que le pic d'activité est le soir à partir de 16h lorsqu'on a déjà presque 10h de boulot dans les jambes." (IDE aux urgences)
 
  • "Attention, c'est un rythme qui peut être attractif quand on est jeune et en forme mais pensez à vous et aux collègues qui devront travailler jusqu'à 62 ans minimum."
 
  • "Lorsque tu commences le dernier jour de ta série de 3, tu es sur les rotules et niveau concentration, il faut continuer d'assurer" (AS en médecine)
 

l'A.N.I

ou comment le patronnat fait sa loi et casse le code du travail avec encore plus de flexibiliyé et de précarité pour tous les salariés...




Le 11 janvier le MEDEF, la CFDT, la CFTC, et la CFE-CGC ont signé un accord qui devrait être transposé en projet de loi après sa présentation au conseil des ministres le 6 mars.
Sous couvert de sécurisation de l'emploi, de compétitivité, d'efficacité économique et sociale, le MEDEF demande aux parlementaires de suivre à la lettre cet accord, et de le faire appliquer immédiatement!
La CGT, FSU, Solidaires, CNT et FO s'y opposent farouchement: cet accord issu d'un soidisant dialogue social ne diminuera pas le chômage, ne facilitera pas l'embauche, ne sécurisera pas l'emploi .
Les accords de maintien de l'emploi pourraient imposer à un salarié un changement de lieu de son emploi, une baisse de salaire ou une augmentation du temps de travail en échange du maintien de l'emploi. Ils permettraient aussi de licencier les salariés refusant une baisse de salaire, réduiraient les indemnités de licenciement, et les moyens de défense des salariés seront réduits quand ils seront lésés ! De plus, les CDI sont très sérieusement remis en question !
De nombreuses entreprises comme Renault exercent déjà ce chantage à l'emploi (gel des salaires, augmentation des cadences et des amplitudes de travail, recours aux emplois précaires) mais elles sont obligées de respecter les clauses du contrat de travail. Demain, pour préserver l'emploi, disent les signataires, le travailleur devra se soumettre à toutes les exigences éhontées du patronat. Alors que la Suisse a décidé au cours d’un référendum de baisser le salaire des patrons, en France le gouvernement au travers les accords de l'ANI veut baisser celui des salariés;
Des experts, des magistrats, des avocats ont exprimé leur inquiétude quant au contenu de cet accord, et la CGT n'exclut pas de saisir les tribunaux internationaux pour dénoncer notre pays qui sort une loi contraire à l'Organisation Internationale du Travail.


Le service public ne sera pas à l'abri de cette casse du code du travail et des acquis sociaux !
La transcription de cet accord dans le service public permettra à l'Etat de s'arroger le droit de baisser les salaires des fonctionnaires comme cela a été fait en Grèce, de leur imposer la mobilité, d'exercer le même chantage à l'emploi et ceux-ci n'auront plus que très peu de moyens pour se défendre !


Halte au chantage à l'emploi !
Nous n'avons pas à subir cette régression sociale alors que le capital et ses actionnaires continuent à s'enrichir à outrance !
Si cette loi passait, il s'agirait là d'un recul social historique !
Le 5 mars nous avons manifesté contre cet accord !
Continuons à lutter pour qu'il ne soit pas transposé en loi !
RENDEZ-VOUS LE 15 JUIN POUR UNE NOUVELLE JOURNEE D’ACTIONS!!!

Pas de changement de trajectoire à l'hôpital de Digne...



Les individus changent, le cap reste le même!





Lors des voeux du maire, ce dernier se félicitait de l’activité et du
professionnalisme de la nouvelle Direction. Il faut dire qu’après des années de "rigalisme, d'immobilisme et de je m'en foutisme", on peut facilement se satisfaire d'un discours convenu et d'une communication bien rôdée.
 
Mais ne soyons pas dupes: notre hôpital est malade et déjà sortent les thérapeutiques miracles à base de plan de retour à l'équilibre, réorganisations en 12 heures, astreintes sans contrepartie des sages-femmes....
Ces traitements sont le résultat d'une loi HPST toujoujours intacte malgrè les promesses électorales; et la Communauté Hospitalière de Territoire présentée comme la panacée, ne vise qu'à une rationalisation, à outrance des soins.
Ces mesures vont également bientôt impacter gravement les conditions de travail des salariés qui, dans certains services sont déjà au bout du bout.
Il y a longtemps que le mot "travail" ne s'était à ce point rapproché de son ethymologie "instrument de torture".
 

Nous combattrons à vos côtés cette tendance car c’est de notre vie et de notre santé dont il est question; dans cette période de tourmente, nous avons, plus que jamais, besoin de faire vivre les notions de solidarité, de justice sociale et de démocratie.
 
 
Salariés, citoyens, apportons ensemble la véritable réponse aux besoins de santé de notre territoire.
 
Pour participer à cette lutte, rejoignez la CGT!